« [...] Je vous demande de privilégier l’intérêt général par rapport à tous les intérêts particuliers...Les problèmes de Mayotte sont nés du désintérêt du gouvernement territorial comorien et d’un très fort taux de croissance démographique ». « [...] Il m’arrive de constater que souvent les plus jeunes d’entre nous connaissent mal l’histoire récente de Mayotte et que les aînés l’ont quelquefois oubliée. Pourtant, pour mener à bien le développement de Mayotte, nous n’avons pas le droit d’oublier notre passé commun, d’oublier que la révolte mahoraise est née il y a vingt ans contre l’injustice qui nous frappait, d’oublier que notre unité s’est manifestée le 2 août 1966 contre l’arbitraire, d’oublier que Zakia Madi est morte en 1969... » Après un constat amer d’un sous développement rapide, archaïque et mal maîtrisé dans son premier ouvrage, l’auteur nous plonge cette fois-ci dans les coulisses du pouvoir mahorais et éprouve la nécessité de dénoncer l’injustice et l’incohérence des choix politiques, en d’autres termes, l’improvisation et l’amateurisme politiques.