Mohand, malgré toutes ses vicissitudes, sa maladie et l’angoisse de ses parents de voir leur lignée disparaître, demeure fidèle à sa passion d’enfance, et plus que jamais amoureux de sa femme. La guerre des six jours avec ses outrances, ses décisions intempestives, dictatoriales et méprisantes du gouvernement algérien, en retard d’une guerre, et se voulant chantre du panarabisme, avait quelque peu chamboulé les projets de Mohand de se voir affecté à Alger à cause du départ massif et précipité des cadres européens activant au Sud. Comble de l’aberration et de l’ironie, après cette inénarrable et humiliante défaite, le gouvernement algérien avait instauré une stratégie, pour le moins insolite, que celle de décréter l’interdiction de sortie du territoire pour son peuple sans autorisation.