« À l’époque du tourisme de masse, il s’agit de remplacer le récit de voyage par celui de l’expatriation. Vivre sur place invite à répondre au pourquoi des choses, et tenir une chronique permet non seulement de les constater mais aussi de les décrire. Partir vivre dans un pays en voie de développement provoque un choc culturel. Quand je suis arrivé au Maroc, à Essaouira, l’ancienne Mogador, j’ai découvert une population de Marocains merveilleusement accueillante mais aussi d’expatriés au mode de vie fait de sexe et d’alcool, séjournant dans des ghettos de luxe. Mes préjugés étaient brisés et j’ai décidé d’utiliser mon expatriation comme l’outil de mon apprentissage pour me reconstruire une « objectivité ». Il y a beaucoup à dire sur le Maroc, sur les Marocains mais aussi sur les expatriés. »